LesmarĂ©es noires, les vidanges sauvages ou lâusage dâhydrocarbures sont autant de causes de la pollution. Pendant la combustion, des gaz polluants sont Ă©mis, comme le gaz carbonique, lâoxyde de carbone, lâoxyde de soufre, lâoxyde dâazote, etc.
Pendant14 mois, les chercheurs ont collectĂ© des Ă©chantillons dâeau de pluie et dâair dans lâouest des Ătats-Unis. Ils se sont alors rendu compte que plus de 1000 tonnes de
Il y a vraiment urgence », confie-t-il en dĂ©signant les dĂ©gĂąts causĂ©s par la pollution de l'air et les pluies acides, tout en saluant l'apport constant de l'Ătat. « On se rend compte que
Lespluies acides sont causĂ©es par une rĂ©action chimique qui commence lorsque des composĂ©s comme le dioxyde de soufre et les oxydes dâazote sont libĂ©rĂ©s dans lâair. De plus, les gaz dâĂ©chappement des voitures, des camions et des bus Ă©mettent des oxydes dâazote et du dioxyde de soufre dans lâair. Ces polluants provoquent des pluies acides. Les pluies acides sont-elles
AirparifprĂ©voit pour ce mercredi 8 avril un Ă©pisode de pollution atmosphĂ©rique. Avec une alerte sur plus de 100 km2 et plus de 10 % de la population dâĂle-de-France concernĂ©e, lâassociation de surveillance de la qualitĂ© de lâair dĂ©clenche la mise en place dâune procĂ©dure dâinformation au public.Le niveau dâinformation, activĂ©e Ă partir de 50 microgrammes par m 3
Oncomprend ainsi que les pics de pollution sont causĂ©s par un changement rapide de tempĂ©rature. « En clair, quand on prend de lâaltitude, la pression diminue et la tempĂ©rature de lâair baisse. On estime que la tempĂ©rature de lâair perd environ 1 °C quand on sâĂ©lĂšve de 150 m. Cette situation permet une dispersion optimale des
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Lessubstances Ă©mises par ces sources peuvent comprendre du dioxyde de soufre et du dioxyde dâazote, qui sont responsables de la formation de pluies acides. Bien que la pollution atmosphĂ©rique causĂ©e par lâhomme prĂ©sente des risques pour la santĂ©, les sources naturelles de pollution atmosphĂ©rique peuvent parfois ĂȘtre tout aussi dangereuses.
40000 décÚs prématurés par an sont causés par la pollution de l'air aux particules fines en France, selon Santé publique France. La pollution se définit par une modification de la composition de l'air par des polluants nuisibles à la santé et à l'environnement. Causes, conséquences, définition et conseils.
Bienqu'il existe de nombreuses causes de la pollution de l' air, les activitĂ©s sont considĂ©rĂ©es comme une source principale . L'Environmental Protection Agency ( EPA) estime que la pollution industrielle est responsable de 50 pour cent de la pollution de l'air aux Ătats-Unis . Il ya plusieurs effets environnementaux et sanitaires graves associĂ©s Ă la pollution de l'air par les
v6ftf6k. Published on Thursday 24 March 2022 La qualitĂ© de l'air peut ĂȘtre modifiĂ©e par des polluants qui peuvent ĂȘtre dâorigine naturelle ou dâorigine anthropique, câest-Ă -dire liĂ©s Ă lâactivitĂ© humaine. La pollution de lâair a des effets significatifs sur la santĂ© et lâenvironnement, qui engendrent des coĂ»ts importants pour la sociĂ©tĂ©. Le droit europĂ©en fixe des valeurs limites pour certains polluants dans lâair Ă partir des Ă©tudes Ă©pidĂ©miologiques, conduites notamment par lâOrganisation mondiale de la santĂ©. MalgrĂ© une tendance Ă lâamĂ©lioration de la qualitĂ© de lâair au cours des 20 derniĂšres annĂ©es, ces valeurs limites ne sont toujours pas respectĂ©es dans plusieurs zones. La France est engagĂ©e dans deux prĂ©-contentieux europĂ©ens pour la teneur en particules PM10 et en dioxyde dâazote NO2 pour une vingtaine dâagglomĂ©rations. Les polluants de lâair Les particules ou poussiĂšres en suspension PM On distingue les particules primaires, directement Ă©mises dans lâatmosphĂšre. Elles sont majoritairement issues de toutes les combustions incomplĂštes liĂ©es aux activitĂ©s industrielles ou domestiques, ainsi quâaux transports. Elles sont aussi Ă©mises par lâagriculture Ă©pandage, travail du sol, etc. Elles peuvent Ă©galement ĂȘtre dâorigine naturelle Ă©rosion des sols, pollens, feux de biomasse, etc.. les particules secondaires, formĂ©es dans lâatmosphĂšre suite Ă des rĂ©actions physico-chimiques pouvant impliquer le dioxyde de soufre SO2, les oxydes dâazote NOx ou les composĂ©s organiques volatils COV, voire des particules primaires. Les particules sont classĂ©es en fonction de leur taille PM10 particules de diamĂštre infĂ©rieur Ă 10 micromĂštres. Elles sont retenues au niveau du nez et des voies aĂ©riennes supĂ©rieures ; particules de diamĂštre infĂ©rieur Ă 2,5 micromĂštres. Elles pĂ©nĂštrent profondĂ©ment dans lâappareil respiratoire jusquâaux alvĂ©oles pulmonaires et peuvent passer dans la circulation sanguine. Les particules sont particuliĂšrement nocives pour la santĂ©. Elles provoquent des irritations et des problĂšmes respiratoires chez les personnes sensibles et sont associĂ©es Ă une augmentation de la mortalitĂ© affections respiratoires, maladies cardiovasculaires, cancersâŠ. Par ailleurs, elles sont responsables des salissures prĂ©sentes sur les bĂątiments et monuments. Oxydes dâazote NOx Les oxydes dâazote NOx regroupent le monoxyde dâazote NO et le dioxyde dâazote NO2. Ils sont Ă©mis lors de la combustion chauffage, production dâĂ©lectricitĂ©, moteurs thermiques des vĂ©hiculesâŠ. La chimie de lâazote fabrication de nitrate dâammonium⊠ou lâutilisation de produits nitrĂ©s dans les procĂ©dĂ©s industriels verrerie⊠sont Ă©galement des Ă©metteurs. Enfin, lâutilisation des engrais azotĂ©s entraĂźne des rejets de NOx. Les Ă©missions dâorigine humaine peuvent localement devenir trĂšs largement prĂ©pondĂ©rantes. Les volcans et les Ă©clairs sont aussi susceptibles de crĂ©er les conditions favorables Ă la formation dâoxydes dâazote. De mĂȘme, les sols naturels secs peuvent Ă©mettre du monoxyde dâazote au cours du processus biologique de transformation de lâazote du sol. Une fois dans lâair, le monoxyde dâazote NO devient du dioxyde dâazote NO2, gaz irritant pour les bronches et favorisant les crises dâasthmes et les infections pulmonaires. Les personnes asthmatiques et les jeunes enfants sont plus sensibles Ă ce polluant. Les NOx sont Ă©galement prĂ©curseurs dâautres polluants dans certaines conditions climatiques et dâensoleillement, ils rĂ©agissent avec certains polluants selon des processus physico-chimiques complexes intervenant dans lâatmosphĂšre. Ils rĂ©agissent en particulier avec les composĂ©s organiques volatils COV pour conduire Ă la formation dâozone troposphĂ©rique ou avec lâammoniac NH3 pour conduire Ă la formation de particules secondaires. Les principaux effets sur lâenvironnement des NOx sont lâacidification des milieux, qui peut entraĂźner des chutes de feuilles ou dâaiguilles, des nĂ©croses et influencer de façon importante les milieux aquatiques ; lâeutrophisation apport excĂ©dentaire dâazote dans les milieux naturels et notamment les sols qui conduit Ă une rĂ©duction de la biodiversitĂ©. Dioxyde de soufre SO2 Le dioxyde de soufre est produit Ă partir de la combustion d'Ă©nergies fossiles fioul, charbon, lignite, gazole, etc.. Quelques procĂ©dĂ©s industriels Ă©mettent Ă©galement des oxydes de soufre production dâacide sulfurique, production de pĂąte Ă papier, raffinage du pĂ©trole, etc.. Ils peuvent Ă©galement ĂȘtre Ă©mis par la nature volcans. Ce polluant provoque une irritation des muqueuses, de la peau et des voies respiratoires toux, gĂšne respiratoire, troubles asthmatiques. Il favorise Ă©galement les pluies acides et dĂ©grade la pierre. Câest Ă©galement un prĂ©curseur de particules secondaires en se combinant, sous certaines conditions, avec les NOx. Les composĂ©s organiques volatils COV Les composĂ©s organiques volatils COV constituent une famille trĂšs large de produits comme le benzĂšne, lâacĂ©tone, le perchloroĂ©thylĂšne⊠qui se trouvent Ă lâĂ©tat de gaz ou sâĂ©vaporent facilement dans les conditions classiques de tempĂ©rature et de pression lors de leur utilisation. Les COV peuvent provoquer des irritations, une diminution de la capacitĂ© respiratoire et des nuisances olfactives. Certains sont considĂ©rĂ©s comme cancĂ©rogĂšnes benzĂšne, benzo-apyrĂšne. Ils rĂ©agissent avec dâautres polluants de lâatmosphĂšre et sont ainsi des prĂ©curseurs dâozone, de particules secondaires ou de gaz Ă effet de serre. En France, en 2015, trois principaux secteurs se partagent les Ă©missions anthropiques de COV non mĂ©thaniques le secteur rĂ©sidentiel/tertiaire, en raison de lâutilisation de solvants Ă usage domestique peintures, colles, etc. 46 % ; lâindustrie manufacturiĂšre essentiellement du fait de lâutilisation de peintures 36 % ; le transport routier 8 %. MĂȘme si, au niveau planĂ©taire, les Ă©missions de COV proviennent Ă 90 % de sources naturelles plantes, certaines zones gĂ©ologiques qui contiennent du charbon ou du gaz, les Ă©missions liĂ©es aux activitĂ©s humaines sont beaucoup plus ponctuelles et peuvent parfois devenir prĂ©pondĂ©rantes localement en particulier dans les rĂ©gions fortement industrialisĂ©es. Les mĂ©taux lourds La plupart des mĂ©taux lourds sont des Ă©lĂ©ments constitutifs de la croĂ»te terrestre. Ils peuvent ĂȘtre mis en suspension en plus ou moins grande quantitĂ©, par exemple par Ă©rosion ou au cours dâĂ©ruptions volcaniques ou de feux de forĂȘts. Les sources humaines sont principalement liĂ©es aux activitĂ©s mĂ©tallurgiques extraction miniĂšre, aciĂ©rie, transformation manufacturiĂšreâŠ, de combustion production Ă©nergĂ©tique ou incinĂ©ration de dĂ©chets et aux transports, en particulier routier. Le secteur routier a connu une diminution spectaculaire de ses Ă©missions de plomb au cours des deux derniĂšres dĂ©cennies suite Ă lâinterdiction des essences plombĂ©es au niveau europĂ©en. La majoritĂ© des Ă©lĂ©ments mĂ©talliques dont Fe, Zn, Ni, As, Cr est indispensable Ă faibles doses Ă la vie animale et vĂ©gĂ©tale leur absence entraĂźne des carences en oligo-Ă©lĂ©ments. Cependant, Ă des doses plus importantes, ils peuvent se rĂ©vĂ©ler trĂšs nocifs. Dâautres Ă©lĂ©ments Pb, Cd, Hg nâont aucun effet bĂ©nĂ©fique et sont seulement prĂ©judiciables Ă la vie. Les mĂ©taux lourds peuvent ĂȘtre inhalĂ©s directement par lâhomme ou ingĂ©rĂ©s par celui-ci lorsque la chaĂźne alimentaire est contaminĂ©e sols, eau, aliments. Ils sâaccumulent dans les organismes vivants et ont des effets toxiques Ă court et long termes. Chez lâhomme, ils peuvent affecter le systĂšme nerveux, les fonctions rĂ©nales, hĂ©patiques, respiratoires⊠Certains, comme le cadmium, lâarsenic, le nickel et le chrome hexavalent sont cancĂ©rigĂšnes. Ozone O3 Lâozone O3 est un gaz indispensable Ă la vie terrestre. Naturellement prĂ©sent dans lâatmosphĂšre, il forme une couche dans la stratosphĂšre de 12 Ă 50 km au-dessus du sol, qui protĂšge des rayons ultraviolets plus de 97 % des rayons ultraviolets sont interceptĂ©s par cette couche. Dans les basses couches de lâatmosphĂšre troposphĂšre, de 0 Ă 12 km au-dessus du sol, lâozone est en revanche un polluant atmosphĂ©rique nocif pour la santĂ© humaine, les animaux et les vĂ©gĂ©taux, Ă cause de son caractĂšre oxydant. Lâozone est un polluant secondaire, rĂ©sultant de transformations photo-chimiques complexes entre certains polluants comme les oxydes dâazote NOx, le monoxyde de carbone et les composĂ©s organiques volatils COV. Il est irritant pour lâappareil respiratoire et les yeux et sâassocie Ă lâaugmentation du taux de mortalitĂ© durant les Ă©pisodes de pollution. Il affecte les vĂ©gĂ©taux et rĂ©duit le rendement des cultures par une perturbation de la photosynthĂšse. Il contribue Ă lâeffet de serre et Ă lâoxydation de certains matĂ©riaux comme les textiles ou le caoutchouc. Les Ă©pisodes de pollution Ă lâozone surviennent principalement durant lâĂ©tĂ©, lors de situations anticycloniques calmes, ensoleillĂ©es et chaudes, avec peu ou pas de vent. Les pĂ©riodes de canicule sont donc propices Ă lâapparition de tels Ă©pisodes. Ammoniac NH3 Lâammoniac est liĂ© essentiellement aux activitĂ©s agricoles volatilisation lors des Ă©pandages et du stockage des effluents dâĂ©levage et Ă©pandage dâengrais minĂ©raux. Câest un gaz irritant qui possĂšde une odeur piquante et qui brĂ»le les yeux et les poumons. Il sâavĂšre toxique quand il est inhalĂ© Ă des niveaux importants, voire mortel Ă trĂšs haute dose. Il provoque une eutrophisation et une acidification des eaux et des sols. Câest Ă©galement un gaz prĂ©curseur de particules secondaires. En se combinant avec dâautres substances il peut former des particules fines qui auront un impact sur lâenvironnement et la santĂ©. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques HAP Les hydrocarbures aromatiques polycycliques sont issus des combustions incomplĂštes, de lâutilisation de solvants, de dĂ©graissants, et de produits de remplissage des rĂ©servoirs dâautomobiles, de citernes, etc. Ils provoquent des irritations, une diminution de la capacitĂ© respiratoire et des nuisances olfactives, Certains sont considĂ©rĂ©s comme cancĂ©rogĂšnes benzĂšne, benzo-apyrĂšne. Ils ont un rĂŽle de prĂ©curseur dans la formation de lâozone. Les mĂ©canismes de la pollution de lâair Des Ă©missions aux concentrations Les phĂ©nomĂšnes naturels Ă©ruptions volcaniques, brumes de sable, incendies de forĂȘts, etc. et les activitĂ©s humaines industries, transports, agriculture, chauffage rĂ©sidentiel, etc. sont Ă lâorigine dâĂ©missions de gaz et de particules dans lâatmosphĂšre. Une fois Ă©mises dans lâair, ces substances sont transportĂ©es sous lâeffet des vents, de la pluie, des gradients de tempĂ©rature dans lâatmosphĂšre. Elles pourront Ă©galement subir des transformations par rĂ©actions chimiques, qui dĂ©pendent des conditions mĂ©tĂ©orologiques chaleur, lumiĂšre, humiditĂ©, etc.. Il en rĂ©sulte lâapparition dâautres polluants et un transfert des polluants pouvant aller jusqu'Ă des milliers de kilomĂštres de la source dâĂ©mission. On distingue ainsi les polluants dits primaires », qui sont Ă©mis directement monoxyde dâazote, dioxyde de soufre, monoxyde de carbone, poussiĂšres, mĂ©taux lourds, composĂ©s organiques volatils, hydrocarbures aromatiques polycycliques ; les polluants dits secondaires », issus de transformations physico-chimiques de gaz sous lâeffet de conditions mĂ©tĂ©orologiques particuliĂšres ozone, dioxyde dâazote, certaines particules, etc. Ces gaz et particules ont des consĂ©quences nĂ©fastes sur la santĂ© humaine maladies cardiovasculaires, cancers, troubles respiratoires etc. ou sur lâenvironnement dĂ©gradation des bĂątiments, baisse des rendements du blĂ©, par exemple avec des effets Ă moyen et long termes en lien avec une exposition chronique Ă la pollution dite de fond ou Ă court terme en lien avec une exposition de courte durĂ©e Ă des concentrations Ă©levĂ©es pendant les Ă©pisodes de pollution. Pic ou Ă©pisode de pollution On dĂ©finit un pic ou un Ă©pisode de pollution par une quantitĂ© trop Ă©levĂ©e dâun ou de plusieurs polluants dans lâair, qui peuvent prĂ©senter un risque Ă court terme pour la santĂ© et lâenvironnement. Ils dĂ©passent alors les seuils rĂ©glementaires journaliers ou horaires. Un Ă©pisode de pollution peut ĂȘtre dĂ» aux conditions mĂ©tĂ©orologiques dans les situations stables oĂč il y a peu ou pas de vent conditions propices Ă lâaccumulation de polluants et aux transformations chimiques de leurs composants ; lorsque lâair froid plaque les polluants Ă proximitĂ© du sol en pĂ©riode hivernale pics particules et oxydes dâazote ; lorsquâil fait chaud et ensoleillĂ© en pĂ©riode estivale conditions propices Ă la formation dâozone et de particules fines secondaires ; Ă lâapport massif dâune pollution sous lâeffet du vent ; Ă lâaugmentation saisonniĂšre des Ă©missions de polluants en lien avec certaines activitĂ©s agricoles ammoniac, chauffage domestique⊠Les Ă©pisodes de pollution aux particules ont gĂ©nĂ©ralement lieu en hiver Ă cette Ă©poque, les Ă©missions du secteur rĂ©sidentiel particules issues de lâutilisation du bois pour le chauffage sont importantes et les conditions mĂ©tĂ©orologiques peuvent ĂȘtre trĂšs stables ; autour des mois de fĂ©vrier, mars et avril les Ă©pandages agricoles dâengrais Ă©mettent de lâammoniac dans lâair. Ce gaz se combine ensuite avec les polluants issus du trafic routier pour former des particules de nitrate dâammonium. De plus, Ă cette Ă©poque, les conditions mĂ©tĂ©orologiques peuvent ĂȘtre favorables Ă la formation de ce composĂ© tempĂ©ratures froides le matin et douces lâaprĂšs-midi. Ces Ă©missions viennent sâajouter aux Ă©missions chroniques des activitĂ©s industrielles et du trafic routier, dâoĂč des pics de pollution aux particules Ă ces deux pĂ©riodes de lâannĂ©e. Principales Ă©missions de polluants par secteur dâactivitĂ© Les polluants atmosphĂ©riques sont en majeure partie liĂ©s Ă lâactivitĂ© humaine. Consulter les donnĂ©es dĂ©taillĂ©es de rejets de polluants atmosphĂ©riques dans le rapport sur l'Ă©tat de l'environnement. CrĂ©dits Source MTE LâĂ©tat de la qualitĂ© de lâair en France Le ministĂšre chargĂ© de lâenvironnement coordonne et finance en partie le dispositif français de surveillance de la qualitĂ© de lâair et Ă©labore les politiques de surveillance. Au niveau national, le Laboratoire central de surveillance de la qualitĂ© de lâair LCSQA assure la coordination technique du dispositif de surveillance de la qualitĂ© de lâair. Dans chaque rĂ©gion, une association agréée de surveillance de la qualitĂ© de lâair AASQA mesure en continu la prĂ©sence de polluants atmosphĂ©riques. Ces associations sont agréées par le ministĂšre de lâEnvironnement. Dans chaque rĂ©gion, lâAASQA informe en temps rĂ©el de la qualitĂ© de lâair de la rĂ©gion et des Ă©ventuels Ă©pisodes de pollution. Lâindice ATMO de 1 Ă 10 indique par un code couleur quel est le niveau de pollution de lâair observĂ©. Au niveau national, des cartes dâobservation et de prĂ©vision de la qualitĂ© de lâair sur le globe, lâEurope et la France pour lâozone, sur lâEurope et la France pour le dioxyde dâazote et les particules sont rĂ©alisĂ©es par le systĂšme de prĂ©vision Prev'air. Elles sont le rĂ©sultat de modĂ©lisation et de simulations des phĂ©nomĂšnes de pollution. Prevâair est alimentĂ© en temps rĂ©el par les donnĂ©es des AASQA. Lâoutil vigilance atmosphĂ©rique » permet de visualiser sur une carte de France, les dĂ©partements dans lesquels des Ă©pisodes de pollution sont en cours et les mesures prĂ©fectorales en cours. Le service RecosantĂ© permet de visualiser l'Ă©tat de la qualitĂ© de l'air dans votre commune, sur l'ensemble du territoire français. DĂ©veloppĂ© dans le cadre du 4e plan national santĂ© environnement, cet outil a pour ambition de faciliter l'accĂšs aux donnĂ©es sur la qualitĂ© de l'environnement et aux bons gestes Ă adopter pour limiter les effets sur la santĂ©. La qualitĂ© de lâair sous haute surveillance Afficher la version texte de la vidĂ©o Plus de 50 gaz polluants et particules sont libĂ©rĂ©es chaque jour dans l'atmosphĂšre. A forte concentration, ces gaz provoquent une pollution atmosphĂ©rique nĂ©faste pour l'environnement et la population. La surveillance de la qualitĂ© de l'air nĂ©cessite donc la collaboration de nombreux acteurs pour rĂ©pondre Ă des objectifs multiples Ă©valuer l'exposition des populations Ă la pollution, informer la population et les dĂ©cideurs, dĂ©cider de nouvelles actions Ă entreprendre et constater les rĂ©sultats. Il pilote un dispositif de surveillance de la qualitĂ© de l'air Ă l'Ă©chelle nationale, avec le soutien actif de diffĂ©rents acteurs que ce film vous propose de dĂ©couvrir comment la qualitĂ© de l'air est devenue la responsabilitĂ© de tous et demeure sous haute surveillance. Surveiller, Ă©valuer et prĂ©voir la qualitĂ© de l'air Polluants surveillĂ©s La surveillance de la qualitĂ© de lâair ambiant est obligatoire dans les agglomĂ©rations de plus de 100 000 habitants et porte en prioritĂ© sur les polluants rĂ©glementĂ©s par le Code de lâenvironnement et les directives europĂ©ennes 2004/107/CE et 2008/50/CE dioxyde de soufre SO2 ; oxydes dâazote NOx, dont dioxyde dâazote NO2 ; ozone O3 ; particules PM10 et PM2,5 ; monoxyde de carbone CO ; benzĂšne C6H6 ; plomb Pb, arsenic As, cadmium Cd, nickel Ni, mercure Hg ; hydrocarbures aromatiques polycycliques HAP, principalement le benzo[a]pyrĂšne B[a]P. Pour ces polluants, les directives europĂ©ennes fixent des seuils dâĂ©valuation destinĂ©s Ă graduer les moyens de surveillance Ă dĂ©ployer en fonction des concentrations des polluants dans lâair et des Ă©lĂ©ments dĂ©mographiques. Les Ă©quipements et les sites de mesure des AASQA reposent sur des prĂ©conisations techniques communes dĂ©finies par le laboratoire central de surveillance de la qualitĂ© de lâair, en vue de rĂ©pondre de maniĂšre harmonisĂ©e aux obligations nationales ou europĂ©ennes. En outre, des Ă©tudes spĂ©cifiques sont menĂ©es par certaines AASQA ou autres acteurs pour Ă©valuer la pollution de lâair due Ă dâautres composĂ©s, soit parce quâils sont sujets Ă des interrogations importantes dioxines, pesticides, pollens, etc., soit parce quâils servent de rĂ©fĂ©rence pour les Ă©tudes sanitaires, câest le cas des fumĂ©es noires. Dispositif de surveillance de la qualitĂ© de l'air extĂ©rieur Programme MERA Mesure des retombĂ©es atmosphĂ©riques Publication "Le suivi de la composition chimique des particules atmosphĂ©riques complĂ©mentaritĂ©s des observatoires nationaux" RĂ©seau national de surveillance aĂ©robiologique RNSA Ă©tude du contenu de lâair en pollens et en moisissures et le recueil des donnĂ©es cliniques associĂ©es Normes de qualitĂ© de lâair aux niveaux europĂ©en et français Au niveau europĂ©en, deux directives fixent des normes de qualitĂ© de lâair la directive 2008/50/CE du 21 mai 2008 concernant la qualitĂ© de lâair ambiant et un air pur pour lâEurope, et la directive 2004/107/CE du 14 dĂ©cembre 2004 concernant lâarsenic, le cadmium, le mercure, le nickel et les hydrocarbures aromatiques polycycliques dans lâair ambiant. Ces deux textes assurent un cadre commun pour lâĂ©valuation et la gestion de la qualitĂ© de lâair, ainsi que pour lâinformation du public. Elles fixent Ă©galement des concentrations maximales dans lâair pour certaines substances polluantes dans le but dâĂ©viter, de prĂ©venir ou de rĂ©duire leurs effets nocifs sur la santĂ© humaine. Ces textes sont transposĂ©s en droit français par lâarticle R 221-1 du code de lâenvironnement et par lâarrĂȘtĂ© du 19 avril 2017 relatif au dispositif national de surveillance de la qualitĂ© de lâair ambiant. Tableau des normes qualitĂ© de l'air PDF - Ko Bilan de la qualitĂ© de lâair en France en 2020 Le bilan de la qualitĂ© de lâair extĂ©rieur en France en 2020 confirme que la qualitĂ© de lâair sâamĂ©liore en lien avec la rĂ©duction des Ă©missions de polluants, qui fait suite Ă la mise en oeuvre depuis plusieurs annĂ©es de stratĂ©gies et plans dâaction dans diffĂ©rents secteurs dâactivitĂ©. Toutefois, des dĂ©passements des normes rĂ©glementaires de qualitĂ© de lâair pour la protection de la santĂ© humaine Ă long terme persistent, mĂȘme sâils sont moins nombreux que par le passĂ© et touchent moins de zones. Ils concernent plus particuliĂšrement lâozone, les particules de diamĂštre infĂ©rieur Ă 10 ÎŒm et le dioxyde dâazote, principalement Ă proximitĂ© du trafic routier. Rapport sur l'Ă©tat de l'environnement - DonnĂ©es dĂ©taillĂ©es de rejets de polluants atmosphĂ©riques Rapport sur l'Ă©tat de l'environnement - DonnĂ©es dĂ©taillĂ©es de la qualitĂ© de l'air extĂ©rieur Surveillance des pollens et des moisissures Les allergies respiratoires touchent aujourdâhui un Français sur quatre. Les pollens et les moisissures en sont en grande partie responsables. Chaque annĂ©e, des millions de Français subissent les consĂ©quences dâune allergie aux pollens plus ou moins invalidante rhinite, conjonctivite, asthme, etc.. Les saisons dâĂ©missions de pollen varient selon les rĂ©gions et la mĂ©tĂ©orologie tandis que les risques dâallergies varient en fonction des espĂšces vĂ©gĂ©tales et de la sensibilitĂ© des personnes. La mise en place dâune surveillance nationale vise Ă informer les personnes allergiques et les professionnels de la santĂ© des dates dâĂ©mission et des concentrations de pollens et de moisissures dans lâair, ce qui permet dâadapter les traitements et les comportements, et ainsi de rĂ©duire les effets sur la santĂ©. En vertu dâun arrĂȘtĂ© du 5 aoĂ»t 2016, les organismes chargĂ©s de coordonner la surveillance des pollens et, le cas Ă©chĂ©ant, des moisissures de lâair ambiant en France, et lâinformation correspondante sont lâassociation RĂ©seau National de Surveillance AĂ©robiologique RNSA ; les Associations Agréées de Surveillance de la QualitĂ© de lâAir AASQA, lorsquâelles participent Ă la surveillance des pollens et des moisissures de lâair ambiant ; lâAssociation des Pollinariums Sentinelles de France APSF. Enfin, cet arrĂȘtĂ© prĂ©voit que ces trois acteurs Ă©laborent conjointement et rendent public un rapport annuel prĂ©sentant les rĂ©sultats de leur surveillance. MinistĂšre des SolidaritĂ©s et de la SantĂ© - Effets des pollens sur la santĂ© ReÌseau National de Surveillance AeÌrobiologique RNSA ATMO France Alerte pollens Contentieux et prĂ©-contentieux engagĂ©s par la Commission europĂ©enne La France est actuellement visĂ©e par deux procĂ©dures prĂ©-contentieuses relatives au non-respect de la directive 2008/50/CE. Contentieux relatif aux oxydes dâazote Le 24 octobre 2019, la Cour de justice de l'Union europĂ©enne a condamnĂ© la France pour manquement aux obligations issues de la directive 2008/50/CE du 21 mai 2008 concernant la qualitĂ© de l'air ambiant compte tenu des dĂ©passements persistants des valeurs limites horaires et annuelles de dioxyde d'azote dans 12 territoires. PrĂ©-contentieux relatif aux particules fines La France est Ă©galement visĂ©e par un prĂ©-contentieux relatif aux particules fines, aprĂšs une mise en demeure en fĂ©vrier 2013, elle a reçu un avis motivĂ© de la Commission europĂ©enne en avril 2015 pour 10 zones Douai-BĂ©thune-Valenciennes, Grenoble, Lyon, Marseille, la Martinique, Nice, Paris, Toulon, la zone urbaine rĂ©gionale Provence-Alpes-CĂŽte dâAzur et la zone urbaine rĂ©gionale de RhĂŽne-Alpes. SchĂ©ma zones contentieuses mise Ă jour en dĂ©cembre 2020 Les impacts de la pollution atmosphĂ©rique En France, la pollution de lâair extĂ©rieur câest 48 000 dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ©s par an Ă©tude santĂ© publique France », soit 9 % de la mortalitĂ© en France et Ă une perte dâespĂ©rance de vie Ă 30 ans pouvant dĂ©passer 2 ans un coĂ»t sanitaire annuel total de 100 milliards dâeuros, Ă©valuĂ© par la commission dâenquĂȘte du SĂ©nat 30 % de la population atteinte dâune allergie respiratoire RNSA Dans le monde, la pollution de lâair intĂ©rieur et extĂ©rieur est responsable dâenviron 7 millions de dĂ©cĂšs en moyenne par an Ă©tude de lâOMS, mars 2014. Consulter le focus Environnement et santĂ© de juin 2019 Impacts sur la santĂ© La qualitĂ© de lâair reprĂ©sente un enjeu sanitaire majeur compte tenu de la responsabilitĂ© de la pollution de lâair dans la prĂ©valence des maladies cardio-respiratoires ou cĂ©rĂ©brales et des cancers. Les effets des polluants atmosphĂ©riques sont classĂ©s en deux groupes les effets immĂ©diats aprĂšs une exposition de courte durĂ©e manifestations cliniques, fonctionnelles ou biologiques qui surviennent dans des dĂ©lais rapides suite aux variations journaliĂšres des niveaux ambiants de pollution atmosphĂ©rique. Cela peut se manifester par des irritations oculaires ou des voies respiratoires, des crises dâasthme, une exacerbation de troubles cardio-vasculaires et respiratoires pouvant conduire Ă une hospitalisation, et dans les cas les plus graves au dĂ©cĂšs ; les effets Ă long terme aprĂšs des expositions rĂ©pĂ©tĂ©es ou continues tout au long de la vie les polluants de lâair favorisent la poursuite et/ou lâaccroissement dâĂ©vĂ©nements de santĂ©, induisent une surmortalitĂ© et une baisse de lâespĂ©rance de vie. Ils peuvent dans ce cas ĂȘtre dĂ©finis comme la contribution de cette exposition au dĂ©veloppement ou Ă lâaggravation de maladies chroniques telles que cancers, pathologies cardiovasculaires et respiratoires, troubles neurologiques, troubles du dĂ©veloppement, etc. Câest lâexposition chronique Ă la pollution de lâair qui conduit aux effets et donc aux impacts les plus importants sur la santĂ©. La pollution de lâair a des impacts particuliĂšrement importants sur les personnes vulnĂ©rables ou sensibles enfants, personnes ĂągĂ©es, fumeurs, malades du cĆur ou des poumons, asthmatiques. En octobre 2013, lâOrganisation mondiale de la santĂ© OMS a classĂ© la pollution de lâair extĂ©rieur comme cancĂ©rogĂšne certain pour lâhomme ; en septembre 2016, elle Ă©value Ă 92 % la population mondiale respirant un air ambiant trop polluĂ©. Concernant la cancĂ©rogĂ©nicitĂ© des particules, en 2012, le Centre international de recherche sur le cancer CIRC, instance de lâOMS a classĂ© les effluents dâĂ©chappement des moteurs diesel en cancĂ©rigĂšnes certains pour lâhomme » groupe1 ; les effluents dâĂ©chappement des moteurs essence en peut-ĂȘtre cancĂ©rogĂšnes pour lâhomme » groupe 2B en lâĂ©tat actuel des connaissances. En 2013, lâInstitut national du cancer INCa a Ă©tabli une fiche repĂšre sur les particules fines. Lors des pics de pollution, il est conseillĂ© aux personnes vulnĂ©rables et sensibles de limiter leurs efforts physiques dâintensitĂ© Ă©levĂ©e jogging, sports collectifs⊠en cas de dĂ©passement des seuils dâinformation et de les Ă©viter en cas de dĂ©passement des seuils dâalerte. Concernant la population gĂ©nĂ©rale, il nâest pas nĂ©cessaire quâelle change ses activitĂ©s en cas de dĂ©passement des seuils dâinformation. En cas de dĂ©passement des seuils dâalerte, il est recommandĂ© de rĂ©duire les activitĂ©s physiques dâintensitĂ© Ă©levĂ©e. La pratique dâactivitĂ© physique dâintensitĂ© modĂ©rĂ©e comme le vĂ©lo est possible en cas dâĂ©pisode de pollution. Il est recommandĂ© de sâinformer auprĂšs de son mĂ©decin en cas dâinquiĂ©tude sur sa santĂ© ou celle de ses enfants. ArrĂȘtĂ© du 20 aoĂ»t 2014 relatif aux recommandations sanitaires en vue de prĂ©venir les effets de la pollution de lâair sur la santĂ© Le dossier Pollution de lâair » sur le portail Cancer environnement Impacts sur lâenvironnement La pollution de lâair peut avoir des impacts sur le bĂąti la pollution de lâair a de nombreux effets sur les matĂ©riaux, tels la perte de masse des calcaires exposĂ©s Ă la pluie, la perte de transparence du verre Ă la teneur de lâair en suies, en SO2 et en NO2, la perte superficielle des vitraux anciens en potassium et calcium Ă lâhumiditĂ© relative de lâair et Ă sa teneur en SO2 et NO2 ; lâagriculture qui se trouve Ă la fois impactant et affectĂ©e par la pollution de lâair, notamment au niveau de la production et qualitĂ© des produits ; les Ă©cosystĂšmes de fortes concentrations de certains polluants peuvent conduire Ă des nĂ©croses visibles sur les plantes et entraĂźner une rĂ©duction de la croissance des plantes. Elle peut Ă©galement contribuer aux phĂ©nomĂšnes de pluies acides qui, en liaison avec dâautres facteurs sĂ©cheresse, parasites⊠entraĂźnent le dĂ©pĂ©rissement des forĂȘts et la dĂ©gradation des sols. Des Ă©tudes mettent en avant le phĂ©nomĂšne dâeutrophisation », liĂ© Ă la pollution de lâair extĂ©rieur, notamment via lâimpact sur les Ă©cosystĂšmes de lâexcĂšs de dĂ©pĂŽt dâazote. Le dossier effets de la pollution atmosphĂ©rique sur les bĂątiments » et ozone et les plantes » du site Airparif La plaquette Primequal Agriculture et pollution de lâair â Impacts, contributions et perspectives » Impacts Ă©conomiques Des travaux internationaux et nationaux menĂ©s sur la pollution de lâair illustrent les enjeux sanitaires que peuvent reprĂ©senter lâamĂ©lioration de la qualitĂ© de lâenvironnement. Le coĂ»t des impacts de la pollution de lâair sur la santĂ© se chiffre en dizaines de milliards dâeuros par an en France En 2012, le Commissariat GĂ©nĂ©ral au DĂ©veloppement Durable chiffrait le coĂ»t de la pollution par les particules sur la santĂ© entre 20 et 30 Mds⏠par an. 13 Ă 21 Mds⏠sont attribuables Ă la mortalitĂ©. Plus rĂ©cemment, la Commission dâenquĂȘte du SĂ©nat partageait le constat selon lequel le coĂ»t total de la pollution de lâair est compris entre 67 et 98MdâŹ2000 par an en France. DerniĂšrement, le rapport de lâOCDE sur les performances environnementales de la France estime le coĂ»t de la mortalitĂ© liĂ©e Ă la pollution par les particules fines Ă prĂšs de 51MdsâŹ2010 par an. Ces Ă©tudes, malgrĂ© leurs diffĂ©rences, sâaccordent toutes Ă reconnaĂźtre que le coĂ»t pour la santĂ© de la pollution de lâair est loin dâĂȘtre nĂ©gligeable en France. Au-delĂ des dĂ©cĂšs, les maladies dues Ă la pollution de lâair entraĂźnent des dĂ©penses qui concernent principalement le systĂšme de soin consultations, soins, mĂ©dicaments, hospitalisations, indemnitĂ©s journaliĂšres⊠La maladie la plus coĂ»teuse est lâasthme, dont la part attribuable Ă lâenvironnement reste incertaine. Viennent ensuite les bronchites aiguĂ«s, qui concernent aussi un grand nombre de cas, puis les bronchites chroniques, les broncho-pneumopathies obstructives et les cancers des voies respiratoires. Les Ă©pisodes sĂ©vĂšres de pollution ou lâexposition chronique de personnes sensibles sont aussi la cause de nombreuses hospitalisations. Le coĂ»t de la pollution de lâair sur la santĂ© est Ă la fois marchand et non marchand. Le coĂ»t de la pollution de lâair a des composantes financiĂšres et non financiĂšres. Ces composantes sont encore appelĂ©es respectivement coĂ»ts marchands et coĂ»ts non marchands ou coĂ»ts tangibles et coĂ»ts intangibles. Les coĂ»ts tangibles sont ceux qui se prĂȘtent facilement une valorisation monĂ©taire ; ceux pour lesquels un prix de marchĂ© existe. Par exemple, une bronchite supplĂ©mentaire causĂ©e par la pollution de lâair se traduit par des coĂ»ts financiers induits par une visite chez le mĂ©decin, lâachat de mĂ©dicaments, un arrĂȘt maladie, etc. Elle se traduit Ă©galement par une certaine souffrance, de lâanxiĂ©tĂ© et un mal-ĂȘtre chez lâindividu du fait de son Ă©tat de santĂ©. Il sâagit de coĂ»ts humains et psychologiques non tangibles liĂ©s Ă la perte du bien-ĂȘtre et de la qualitĂ© de vie ressentie par lâindividu et pour laquelle il nâexiste pas de prix de marchĂ©. Seules les composantes financiĂšres se traduisent par des dĂ©penses effectives. Les coĂ»ts non marchands sont bien Ă©videmment beaucoup plus difficiles Ă Ă©valuer. Leur Ă©valuation nĂ©cessite de faire appel Ă des valeurs de rĂ©fĂ©rence dont lâĂ©laboration est fortement dĂ©terminĂ©e par des choix de sociĂ©tĂ©. Ils nĂ©cessitent nĂ©anmoins dâĂȘtre pris en compte au risque de sous-estimer considĂ©rablement les bĂ©nĂ©fices que la sociĂ©tĂ© tire dâune politique dâamĂ©lioration de la qualitĂ© de lâair. LâĂ©valuation des impacts de la pollution de lâair sur la santĂ© est une dĂ©marche en constante progression Chiffrer les impacts sanitaires suppose dâĂ©tablir le lien de cause Ă effet entre le polluant prĂ©sent dans le milieu et son effet sur la santĂ© dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ©, bronchite, cancer, âŠ, de quantifier le lien de cause Ă effet Ă partir de fonctions expositions-risques ou fonctions doses-rĂ©ponses, de dĂ©terminer lâexposition de la population Ă ce polluant câest-Ă -dire les niveaux de concentration de polluants auxquels la population est soumise, de dĂ©duire les consĂ©quences sanitaires liĂ©es Ă cette exposition en appliquant les fonctions expositions-risques adĂ©quates dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ©s, bronchites, arrĂȘts maladies, asthme, etc, dâĂ©valuer le coĂ»t de ces consĂ©quences sanitaires. En France, un tel exercice nâa Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© que pour certains polluants Ă©mis dans lâair particules fines, ozone, dioxyde dâazote. Aussi, le rĂ©el coĂ»t sanitaire de la pollution des milieux nâest pas connu de façon exhaustive. La disponibilitĂ© de bases de donnĂ©es fiables et rĂ©guliĂšrement renseignĂ©es est un Ă©lĂ©ment essentiel pour lâĂ©valuateur. Des avancĂ©es sont rĂ©alisĂ©es rĂ©guliĂšrement Ă toutes les Ă©tapes de la chaĂźne de connaissances nĂ©cessaires pour Ă©valuer le coĂ»t sanitaire de la pollution de lâair au niveau de la mesure des Ă©missions et des concentrations de polluants, par exemple avec lâutilisation de la tĂ©lĂ©dĂ©tection par satellite qui remplace les mesures de stations au sol. Ces progrĂšs permettent dâamĂ©liorer la connaissance de lâexposition des populations Ă la pollution de lâair. au niveau des Ă©valuations des impacts sanitaires de la pollution de lâair, notamment avec lâĂ©tablissement de nouvelles fonctions dose-rĂ©ponse permettant un Ă©largissement des pathologies considĂ©rĂ©es. Le MinistĂšre en charge de lâEnvironnement participe Ă lâamĂ©lioration de ces connaissances, notamment Ă travers le programme PRIMEQUAL qui vise Ă fournir les bases scientifiques et les outils nĂ©cessaires aux dĂ©cideurs et aux gestionnaires de l'environnement pour surveiller et amĂ©liorer la qualitĂ© de l'air afin de rĂ©duire les risques pour la santĂ© et l'environnement. LâĂ©valuation du coĂ»t des impacts sanitaires de la pollution de lâair reflĂšte des choix de sociĂ©tĂ© amenĂ©s Ă Ă©voluer Le coĂ»t de la pollution de lâair est largement tributaire des valeurs monĂ©taires utilisĂ©es, et plus particuliĂšrement de la valeur que la sociĂ©tĂ© accorde Ă lâĂ©vitement dâun dĂ©cĂšs encore appelĂ©e valeur dâune vie statistique ». Or, ces valeurs reflĂštent des choix de sociĂ©tĂ©. Historiquement, câest le Commissariat au Plan aujourdâhui appelĂ© France StratĂ©gie qui fixe ces valeurs Ă lâĂ©chelle nationale. Dans le passĂ© dans le rapport Boiteux de 1994 par exemple, la valeur dâune vie statistique Ă©tait approchĂ©e par les pertes de productivitĂ© liĂ©es au dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ© ces pertes sont estimĂ©es par la somme des revenus que lâindividu aurait gagnĂ©s durant sa durĂ©e de vie restante espĂ©rĂ©e. Aujourdâhui, on privilĂ©gie lâapproche par les pertes de bien-ĂȘtre. Il sâagit alors de dĂ©terminer le consentement Ă payer de lâindividu pour une diminution du risque de mortalitĂ© ou le consentement Ă recevoir de lâindividu pour une augmentation de ce risque. Les nombreux travaux menĂ©s sur la valeur quâaccordent les individus Ă une diminution de risque de dĂ©cĂšs ont dâailleurs fait lâobjet en 2012 dâun important travail de synthĂšse et dâanalyse par lâOCDE. En 2013, sur la base de ces travaux, la Commission du rapport Quinet a fixĂ© de nouvelles valeurs de rĂ©fĂ©rence et a fait le choix de proposer une valeur dâune vie statistique VVS unique pour chiffrer les coĂ»ts et les bĂ©nĂ©fices de toutes les politiques publiques, quel que soit le secteur quâelles ciblent santĂ©, environnement ou transports. Ce nâĂ©tait pas le choix qui avait Ă©tĂ© retenu dans les mises Ă jour prĂ©cĂ©dentes. Le rapport Boiteux de 2001 recommandait en effet dâajuster la VVS associĂ©e au risque de pollution atmosphĂ©rique Ă partir de la VVS associĂ©e au risque de transport en commun pour tenir compte des diffĂ©rences dâimpact sur lâespĂ©rance de vie et de qualitĂ© de vie des annĂ©es de vie perdues entre les deux types de victimes. Consulter le focus Environnement et santĂ© de juin 2019 Impacts de lâexposition chronique aux particules fines sur la mortalitĂ© en France continentale et analyse des gains en santĂ© de plusieurs scĂ©narios de rĂ©duction de la pollution atmosphĂ©rique. SantĂ© Publique France, 2016. Assessment of the economic benefits of a reduction in urban air pollution. Deliverable D7 bis. Improving Knolwedge and communication for decision making on air pollution and health in Europe, APHEKOM, 2011. ExternE Externalities of Energy Methodology 2005 Update. European Commission, 2005 CAFE CBA Baseline Analysis 2000 to 2020. Clean Air For Europe, International Institute for Applied Systems Analysis, 2005 Estimation des coĂ»ts pour le systĂšme de soins français de cinq maladies respiratoires et des hospitalisations attribuables Ă la pollution de lâair. Ătudes et Documents n°122. Commissariat GĂ©nĂ©ral au DĂ©veloppement Durable, 2015 PDF - Ko Pollution de lâair et santĂ© les maladies respiratoires et le coĂ»t pour le systĂšme de soin. Le Point Sur n°176. Commissariat GĂ©nĂ©ral au DĂ©veloppement Durable, 2013. PDF - Ko Quelles valeurs monĂ©taires pour les impacts sanitaires de la pollution atmosphĂ©rique ? Enjeux, limites et perspectives. Document mĂ©thodologique. Ătudes et Documents n°81. Commissariat GĂ©nĂ©ral au DĂ©veloppement Durable, 20 PDF - Mo Pollution de l'air et santĂ© le coĂ»t pour la sociĂ©tĂ©. Le Point Sur n°175. Commissariat GĂ©nĂ©ral au DĂ©veloppement Durable, 2013. PDF - Ko Rapport de la Commission des comptes et de lâĂ©conomie de lâenvironnement. SantĂ© et qualitĂ© de lâair extĂ©rieur. RĂ©fĂ©rences. Commissariat GĂ©nĂ©ral au DĂ©veloppement Durable, 2012. PDF - Mo Politiques publiques pour rĂ©duire la pollution de lâair
Objectif Prendre un bon bol d'air pur... Pas si facile ! L'air que nous respirons est parfois polluĂ©. Quelles sont les causes de cette pollution ? Quelles en sont les consĂ©quences ? 1. Les origines de la pollution L'air que nous respirons contient majoritairement du dioxygĂšne et du diazote. Il peut contenir aussi d'autres gaz nocifs ou des fumĂ©es. On dit alors que l'air est polluĂ©. a. L'origine humaine de la pollution C'est la principale source de pollution. Les activitĂ©s industrielles, les automobiles, les combustions rejettent dans l'atmosphĂšre de nombreuses molĂ©cules polluantes, mais aussi des fumĂ©es. Les fumĂ©es sont des particules en suspension, des poussiĂšres qui rĂ©sultent d'une combustion et qui polluent l'air ambiant. L'Ă©levage intensif des animaux produit aussi un gaz polluant le mĂ©thane. Voici la liste des gaz polluants produits par les activitĂ©s industrielles et les automobiles ActivitĂ©s Industrielles Automobiles Oxydes d'azote x x Dioxyde de souffre x Monoxyde de carbone x x Ozone x Dioxyde de carbone x Particules en suspension x b. L'origine naturelle de la pollution Dans une moindre mesure, certains phĂ©nomĂšnes naturels peuvent polluer l'atmosphĂšre - Les Ă©ruptions volcaniques produisent des composĂ©s contenant du chlore et du souffre. - Les feux de forĂȘt produisent des oxydes d'azote et du dioxyde de carbone. 2. Les consĂ©quences de la pollution Les rejets de gaz et de fumĂ©es dans l'atmosphĂšre ont des consĂ©quences sur notre santĂ© mais aussi sur notre planĂšte. De plus, l'action du soleil sur les polluants aggrave la pollution. a. Le smog Le smog est une sorte de brume qui stagne au dessus d'une ville. Il est constituĂ© de particules en suspension et d'ozone rĂ©sultant de combustions des moteurs d'automobiles et des activitĂ©s industrielles, et se forme les jours de fortes chaleurs. Le smog peut provoquer des difficultĂ©s respiratoires, des irritations oculaires. Ce mot vient de l'anglais contraction de smoke fumĂ©e et fog brouillard. Doc. 1. Manhattan dans le smog b. L'effet de serre L'effet de serre est le phĂ©nomĂšne normal qui permet Ă la Terre de rĂ©guler sa tempĂ©rature. Mais certains gaz polluants oxydes d'azotes, mĂ©thane, dioxyde de carbone... vont accroĂźtre l'effet de serre en empĂȘchant l'atmosphĂšre de jouer son rĂŽle de rĂ©gulateur. Davantage de rayons UV vont ĂȘtre bloquĂ©s dans l'atmosphĂšre et la tempĂ©rature va alors augmenter. RĂ©sultat RĂ©chauffement de la planĂšte, une modification du climat et une augmentation des tempĂȘtes, des inondations, des sĂ©cheresses, la fonte de neige et des calottes glaciĂšres. c. Les pluies acides Certains gaz polluants s'associent Ă l'eau de l'atmosphĂšre et forment des produits acides. Ces pluies peuvent dĂ©truire les forĂȘts et attaquer les pierres de nos monuments. Doc. 2. Sculpture attaquĂ©e par une pluie acide d. La santĂ© Dans certains pays, la pollution est telle qu'il faut porter des masques pour se dĂ©placer dans les villes. C'est le cas par exemple dans certaines villes de Chine. Doc. 3. Masques pour se protĂ©ger de la pollution Respirer les polluants n'est pas sain et peut provoquer de nombreuses affections telles que - des affections respiratoires - des irritations oculaires - certains cancers L'essentiel La pollution atmosphĂ©rique est essentiellement d'origine humaine. Les activitĂ©s industrielles et automobiles rejettent des gaz polluants oxyde d'azote, ozone, dioxyde de carbone, oxyde de souffre... et des fumĂ©es particules en suspension dans l'air Les maladies respiratoires, le smog, l'accroissement de l'effet de serre, les pluies acides sont des consĂ©quences de cette pollution. Vous avez dĂ©jĂ mis une note Ă ce cours. DĂ©couvrez les autres cours offerts par Maxicours ! DĂ©couvrez Maxicours Comment as-tu trouvĂ© ce cours ? Ăvalue ce cours !
Selon une Ă©tude, la prĂ©sence de produits chimiques toxiques rend lâeau de pluie impropre Ă la consommation partout dans le monde. RĂ©digĂ© le 12/08/2022, mis Ă jour le 16/08/2022 Une rĂ©cente Ă©tude menĂ©e par des scientifiques de l'UniversitĂ© de Stockholm montre que lâeau de pluie est impropre Ă la consommation sur toute la Terre. Partout, la prĂ©sence de produits chimiques toxiques dĂ©passe les seuils recommandĂ©s. "Il n'y a nulle part sur Terre oĂč l'eau de pluie serait propre Ă la consommation, d'aprĂšs les donnĂ©es que nous avons utilisĂ©es", dĂ©clare Ian Cousins, professeur Ă l'UniversitĂ© de Stockholm et principal auteur de l'Ă©tude, publiĂ©e dans la revue Environmental Science and Technology. Lâeau de pluie polluĂ©e jusqu'en Antarctique Son Ă©quipe a Ă©tudiĂ© des donnĂ©es compilĂ©es depuis 2010 et montrĂ© que "mĂȘme en Antarctique ou sur le plateau tibĂ©tain, les niveaux prĂ©sents dans l'eau de pluie sont au-dessus des recommandations proposĂ©es de l'Agence de protection de l'environnement des Ătats-Unis EPA", ajoute-il. Normalement considĂ©rĂ©es comme intactes, les deux rĂ©gions ont des niveaux de PFAS per et polyfluoroalkylĂ©es "14 fois supĂ©rieurs" aux recommandations amĂ©ricaines pour l'eau potable. Les PFAS sont appelĂ©s "les produits chimiques Ă©ternels" parce qu'ils se dĂ©sintĂšgrent de façon extrĂȘmement lente. Initialement prĂ©sents dans les emballages, les shampoings ou encore le maquillage, les PFAS se sont rĂ©pandus dans notre environnement, y compris l'eau et l'air. Ă lire aussi Comment la crise climatique menace les femmes et les enfants Un risque pour la santĂ© Une fois ingĂ©rĂ©s, les PFAS s'accumulent dans le corps, or ils sont nocifs pour la santĂ©. Selon plusieurs Ă©tudes, l'exposition aux PFAS peut avoir des effets sur la fertilitĂ© et le dĂ©veloppement du foetus. Elle peut aussi mener Ă des risques accrus d'obĂ©sitĂ© ou de certains cancers prostate, reins et testicules et une augmentation des niveaux de cholestĂ©rol. RĂ©cemment, lâEPA a baissĂ© le seuil de PFAS recommandĂ©, aprĂšs avoir dĂ©couvert que ces produits chimiques pourraient avoir un impact chez les enfants sur la rĂ©ponse immunitaire Ă des vaccins. La planĂšte entiĂšre contaminĂ©e Selon Ian Cousins, les PFAS sont maintenant "si persistants" et omniprĂ©sents qu'ils ne disparaĂźtront jamais de la Terre. "On a rendu la planĂšte inhospitaliĂšre Ă la vie humaine en la contaminant de maniĂšre irrĂ©versible, ce qui fait que plus rien n'est propre. Et au point que ce n'est pas assez propre pour ĂȘtre sĂ»r", dit-il. Cependant, si le niveau des PFAS dans lâenvironnement est restĂ© le mĂȘme ces 20 derniĂšres annĂ©es, il a baissĂ© "de façon assez significative" dans lâorganisme des ĂȘtres humains. Cela sâexplique par lâĂ©volution des recommandations. Le niveau des PFAS recommandĂ© a Ă©tĂ© baissĂ© "des millions de fois depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000, parce qu'on en sait plus sur la toxicitĂ© de ces substances", affirme le chercheur. Face Ă ces dĂ©couvertes, Ian Cousins ne se dit "pas trĂšs inquiet de l'exposition quotidienne dans les montagnes, les cours d'eau ou la nourriture. On ne peut pas y Ă©chapper... on va juste devoir vivre avec." "Mais ce n'est pas une situation idĂ©ale, oĂč l'on a contaminĂ© l'environnement au point que l'exposition naturelle n'est pas vraiment sĂ»re", conclut-il. La santĂ© des enfants en danger â Magazine de la SantĂ© Pour ne manquer aucune info santĂ©, abonnez-vous Ă notre newsletter !