Paroles prononcĂ©es par David BrĂ©court au Théùtre du Coin de la Lune dans "En ce temps lĂ , l'amour" de Gilles Segal). Alors, oui, ce soir, je me souviens avec gourmandise et Ă©motion de tous ces jeunes ou moins jeunes qui m'ont tendu leurs tracts avec frĂ©nĂ©sie. De ces spectateurs en sueurs courant de salle en salle, un sandwich Ă  la 84000– Avignon. du 7 au 30 juillet. Ă  10h. relĂąche le mardi On est en plein Pagnol, mais un Pagnol issu de Zola ne l’oublions pas. Alors la duretĂ© des sentiments va s’inviter au rendez-vous. Nous sommes Ă  la campagne lĂ  oĂč les amours entre les gens de « castes diffĂ©rentes » peuvent se dĂ©velopper le temps d’un Ă©tĂ© mais juste le temps d’un Ă©tĂ©. Amours Ence temps-lĂ , l’amour En ce temps-lĂ , l'amour Ă©tait de mentir aux enfants." Ainsi commence ce rĂ©cit poignant et lumineux. Un homme tĂ©moigne d’une rencontre improbable : celle d’un pĂšre et de son fils de 12 ans , comme seuls au milieu du chaos et du dĂ©sespoir, pendant les 7 jours que durera l’apprentissage de ce qui fait la vie d’un homme . VoltigesĂ  perdre haleine, cascades, tissu fĂ©erique, clown dĂ©jantĂ©s. Puck, l'esprit des bois, et Antiope, la facilitatrice, auront bien du mal Ă  canaliser le chaos de ce Songe version cirque ! Quant au metteur en scĂšne on m'annonce qu'il est parti ! Bref, un spectacle Ă  ne manquer sous aucun prĂ©texte pour sauver l'humanitĂ©. À vos amours ! SpectacleproposĂ© dans le cadre de la 25e Ă©dition du Parcours de l'Art. RĂ©servations 04 09 16 09 27 / salle-roquille@wanadoo.fr MalteSchwind - 16 juillet 2018 Cet amour-lĂ , Cie LittĂ©rature Ă  Voix Haute, Salle Roquille, Festival OFF d’Avignon 2018 Cet amour-lĂ  se joue Ă  la Salle Roquille Ă  15h pendant le festival off d’Avignon. Un texte de Yann AndrĂ©a sur sa rencontre, son amour et sa vie avec Marguerite Duras. Simple, sensible, vrai et qui nous rappelle Ence moment, nous prĂ©sentons dans les collĂšges une forme lĂ©gĂšre en termes de scĂ©nographie, ce qui nous permet de jouer partout. Au théùtre PrĂ©sence Pasteur Ă  Avignon, nous prĂ©senterons une forme plus installĂ©e, avec une crĂ©ation lumiĂšres. Ce qui reste inchangĂ©, c’est le dĂ©bat qui suit le spectacle. L’un ne peut aller sans l’autre, car j’ai conçu cette piĂšce Avignon les adieux (1/2) par Dominique Goy-Blanquet. 24 aoĂ»t 2022. Pour En attendant Nadeau, Dominique Goy-Blanquet revient, dans un article en deux volets, sur les spectacles prĂ©sentĂ©s au festival d’Avignon, qui seront bientĂŽt proposĂ©s Ă  Paris, Strasbourg, Caen, Toulouse ou Milan. Cette 76e Ă©dition aura aussi Ă©tĂ© la derniĂšre d ChristineGandois au festival off d’Avignon : «On aimerait que l’amour triomphe, mais ce serait une autre histoire» Walid Mebarek 29 aoĂ»t 2019 Ă  9 h 37 min surle thĂšme "culture". Ă  ne pas manquer. Théùtre d’Outre-mer en Avignon 2022. "Fos a Kaz la" : pour Myria 11/07/2022. sorties de la semaine. Actu des assos : vbmlT. Critiques Cet amour-lĂ , Cie LittĂ©rature Ă  Voix Haute, Salle Roquille, Festival OFF d’Avignon 2018 Cet amour-lĂ  se joue Ă  la Salle Roquille Ă  15h pendant le festival off d’Avignon. Un texte de Yann AndrĂ©a sur sa rencontre, son amour et sa vie avec Marguerite Duras. Simple, sensible, vrai
 et qui nous rappelle notre devoir de lire tout Duras. Ces temps-ci Nous oublions vite que ce festival ne reprĂ©sente pas la totalitĂ© du champ théùtral et de ses productions, tellement que le marchĂ© se dit d’avoir tout. 1000 spectacles, mille Ă©motions voudrait plus ou moins dire qu’il n’y en a pas d’autres. À part que ce soit le 1001Ăšme qui change la donne ? Mais il faut jamais cesser de se rappeler les conditions de travail pour participer Ă  ce festival et nous sommes alors devant la preuve la plus manifeste ce que la libĂ©ralisation de la culture et de tous les autres champs Ă  de destructeur tant sur la qualitĂ© du travail, que sur la diversitĂ© des formes. Temps de montage, nombre de crĂ©neaux, coĂ»t de la location de la salle, coĂ»t de l’hĂ©bergement font en sorte qu’il faut rĂ©duire la scĂ©nographie, le nombre d’acteurs, les lumiĂšres
 Pour nombreuses compagnies, Avignon est un Ă©norme risque Ă©conomique. Quand la salle n’est pas pleine, c’est le dĂ©ficit qui se creuse. Alors que l’histoire du théùtre s’est Ă©crit avec ce qui Ă©taient souvent un moment des salles la Salle Roquille, on tente de faire un peu diffĂ©remment. Moins de spectacles et un cadre prĂ©servĂ©, serein et respectueux de l’acte artistique ». On comprends donc qu’on demande Ă  la presse de participer financiĂšrement. Nous proposons aux pros un tarif Ă  8 euros. Est-ce que cela vous dĂ©range ? » Cela ne peut me dĂ©ranger, mais cela pose la question comment faire dĂšs lors qu’il n’y ait plus d’argent non plus pour la presse, en tout cas, pas la nĂŽtre. LĂ  aussi c’est le marchĂ©. Qui paie donc ? Et nous voyons lĂ  que bientĂŽt pourront faire seuls les riches ce qu’ils dĂ©sirent. Les autres, gagnez votre pain et dĂ©guerpissez ! Service publique, patrimoine de celles et ceux qui n’en ont pas. Cet amour-lĂ  Cet amour-lĂ  est cet amour qui frappe avec une Ă©vidence certaine, miraculeux hasard de la vie. Que ce soit une femme ou un livre, une auteure. Tout Ă  coup, elle est lĂ , l’autre. Et on se regarde. Deux enfants face Ă  face. Elle a 100 ans, et 10 000 ans. Mais aussi 15 ans. » C’est ce temps hors du temps. Ou c’est le temps. Écrire. Yann AndrĂ©a aura Ă©crit pendant cinq ans Ă  Marguerite Duras. Sans rĂ©ponse. Il ne fait rien d’autre. Il boit et il Ă©crit. Puis arrive un livre qu’il aime moins. Il cesse d’écrire. Elle renvoie des livres. Il recommence Ă  Ă©crire. Ils se voient et il l’accompagne le reste de sa vie. C’est une histoire, comme Duras aurait pu Ă©crire peut-ĂȘtre, ou en a en effet Ă©crit. Et c’est racontĂ© ici Ă  nouveau, toujours la mĂȘme et toujours Ă©tonnante comme l’évĂ©nement lui-mĂȘme lors qu’il se produit. Cet amour-lĂ  est dit ici par Thomas Sacksick avec une simplicitĂ© et une douceur que nous ne voyons plus que rarement au théùtre. Trop souvent s’agit-il de dĂ©montrer ses capacitĂ©s musculaires et non pas une sensibilitĂ© vraie. Avec cette sincĂ©ritĂ© Ă  l’Ɠuvre, nous oublions nos questions sur la pertinence du tabouret mĂ©tallique, du tiroir, du costume et des lumiĂšres. Nous oublions notre fixation sur ses mains qui veulent peut-ĂȘtre trop dire, Ă  moins que ce ne soit les mains qui au théùtre n’écrivent plus et deviennent des sortes de membres superflues, dĂ©laissĂ©es. Que pourrait-elle faire, la Compagnie LittĂ©rature Ă  Voix Haute avec les mains qui sont Ă  la source de ces mots ? Sinon, Thomas Sacksick a cette humilitĂ© de rien nous imposer et cette nĂ©cessitĂ© Ă  nous faire entendre ce texte. Comme Yann AndrĂ©a, aprĂšs avoir Ă©tĂ© mis dehors par Marguerite Duras, qui a jetĂ© sa valise dans la rue en disant qu’elle ne le supportait plus, comme Yann AndrĂ©a, qui revient le lendemain et qui Ă©tonne Marguerite Duras Quel genre d’homme es-tu d’avoir si peu de fiertĂ© ?, comme Yann AndrĂ©a, Thomas Sacksick revient avec cette tranquillitĂ© vers nous pour nous raconter toute cette histoire, cette tranquillitĂ© que seule une nĂ©cessitĂ© intime et profonde nous peut garantir. SĂ©rĂ©nitĂ© qui importe beaucoup dans ce monde oĂč on veut nous vendre du théùtre dynamique, Ă©nergĂ©tique et drĂŽle. SĂ©rĂ©nitĂ© qui est peut-ĂȘtre en lien direct avec le travail sur les mots. Écrire et savoir que par lĂ  on participe Ă  une aventure qui nous dĂ©passe. Comme il dit trouver d’autres mots, des mots Ă  l’écart, pour dire autre chose et l’espace, ce nĂ©ant qui s’ouvre, se tenant dans la vĂ©rité  quelle vĂ©ritĂ© ? Allez savoir. Enfin, l’envie de lire et relire Duras. Cet amour Ă©tait sensible et peut-ĂȘtre est-ce contaminant
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 » aoĂ»t 19, 2020 En ce temps-lĂ , l’amour
 » Gilles Segal Le comitĂ© français pour Yad Vashem a proposĂ© le 9 janvier 2012 Ă  ses adhĂ©rents et sympathisants, une soirĂ©e consacrĂ©e Ă  une piĂšce de théùtre Ă©crite et jouĂ©e par Gilles SĂ©gal En ce temps-lĂ , l’amour
 » GrĂące Ă  sa formation de mime, de clown et de comĂ©dien, Gilles SĂ©gal nous touche profondĂ©ment ; son jeu, tout en retenue, nous tient en haleine tout au long du rĂ©cit qu’il se dĂ©cide enfin Ă  faire Ă  son fils, par bande magnĂ©tique interposĂ©e, d’un souvenir qui le hante. Il lui raconte le comportement surprenant d’un pĂšre envers son fils, pendant leur interminable voyage en train, vers les camps de la mort. »En ce temps-lĂ , l’amour Ă©tait de chasser ses enfants », commencet-il
 Nous comprenons, petit Ă  petit, que cet homme, dans ce terrible environnement, a l’extraordinaire volontĂ© de profiter de chaque instant pour faire dĂ©couvrir Ă  son enfant les belles choses qu’il n’aura pas le temps de vivre lui-mĂȘme, car il a compris l’issue fatale de ce voyage. En ce temps-lĂ , l’amour Ă©tait de mentir aux enfants! » poursuit-il
 Il tente de lui inculquer pendant les quelques jours qui lui restent, toutes les valeurs morales qui fondent l’humanitĂ©, tout ce qui aurait dĂ» faire de lui un homme. Lorsque les portes du wagon s’ouvrent enfin, il tuera son fils, pour lui Ă©viter le pire. Beate et Serge Klarsfeld nous ont fait l’honneur d’ĂȘtre prĂ©sents Ă  cette soirĂ©e, et de la conclure par des paroles Ă©mues et justes, en prĂ©sence de Gilles SĂ©gal, lui-mĂȘme ancien dĂ©portĂ©. Culture ScĂšnes Avec Sans tambour », Samuel Achache tisse une dramaturgie impalpable, en apparence foutraque. La piĂšce AnaĂŻs Nin au miroir », d’AgnĂšs Desarthe et Elise Vigier, rate le coche. Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Comme on l’aime, cet esprit doucement dĂ©jantĂ© qui rĂšgne sur Sans tambour, le spectacle que prĂ©sente Samuel Achache Ă  Avignon
 On rĂȘve, ou il avait un peu dĂ©sertĂ© les plateaux, cet aĂ©rien sens de l’absurde ? MĂȘme le maĂźtre du genre, le Suisse Christoph Marthaler, n’est plus si frĂ©quemment invitĂ©, ces temps-ci. On retrouve donc avec d’autant plus de bonheur Samuel Achache qui, auparavant en duo avec Jeanne Candel et dĂ©sormais en solo, ne cesse d’inventer de nouveaux rapports entre théùtre et musique, avec une libertĂ©, une grĂące et un humour rĂ©jouissants. Lire aussi Article rĂ©servĂ© Ă  nos abonnĂ©s Le théùtre français s’offre de nouvelles tĂȘtes RĂ©jouissante, pour ne pas dire jouissive, sa derniĂšre crĂ©ation l’est, qui mĂ©lange pourtant dans son shaker des ingrĂ©dients dont le mĂ©lange pourrait sembler plus qu’improbable une gigantesque scĂšne de mĂ©nage, des lieder de Schumann, l’histoire de Tristan et Iseut, une maison qui s’effondre, des gags absurdes et des adultĂšres sous la douche. Art achevĂ© du contrepoint On aura compris qu’il est question d’amour ou plutĂŽt de sa fin, du moment oĂč il s’écroule, Ă  l’image du dĂ©cor installĂ© sur le plateau du cloĂźtre des Carmes, qui commence Ă  s’effondrer dĂšs le dĂ©but du spectacle, pour la plus grande joie des spectateurs. Le disque romantique est rayĂ©, l’amour enrayĂ©, et dĂšs ce dĂ©but Samuel Achache tricote on ne sait comment, avec un art achevĂ© du contrepoint, les Ă©lĂ©ments les plus triviaux de la dispute conjugale – Je te parle d’amour, et tu me parles du siphon de l’évier ! » – avec ces lieder de Schumann qui sont une incarnation du romantisme. Tout se joue ici dans le rapport entre les dialogues vaudevillesques, le chant et la musique, qui se mĂȘlent de maniĂšre aĂ©rienne, quasi organique, et le corps. Samuel Achache est aussi un amateur de burlesque – celui des grands AmĂ©ricains notamment –, et son spectacle a un petit cĂŽtĂ© Marx Brothers, mĂątinĂ© d’une bonne dose de mĂ©lancolie. Ainsi de cette scĂšne qui voit le hĂ©ros » atterrir dans une clinique oĂč l’on se propose de soigner le mal d’amour en extrayant du cerveau le mĂ©canisme du dĂ©sir. Avec ce spectacle, Samuel Achache pousse encore un pas plus loin l’invention d’une nouvelle forme de théùtre musical, dont on pourrait dire qu’elle consiste Ă  composer la mise en scĂšne comme un musicien compose ses Ɠuvres. Il est largement aidĂ© dans cette approche par des interprĂštes qui, eux aussi, sont pleins de talent, de fantaisie et de charme qu’il s’agisse des comĂ©diens Sarah Le Picard et Lionel Dray, de la soprano Agathe Peyrat ou du toujours irrĂ©sistible LĂ©o-Antonin Lutinier, Ă  la fois acteur et chanteur. La direction musicale de Florent Hubert est Ă  l’unisson, qui rĂ©interprĂšte les lieder – normalement jouĂ©s par une voix et un piano seuls – pour un petit orchestre. Il vous reste de cet article Ă  lire. La suite est rĂ©servĂ©e aux abonnĂ©s. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă  la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă  la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă  consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă  lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă  des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.